
Abadeh se trouve sur la route qui relie Chiraz à Ispahan. Ses tapis sont l'œuvre de nomades sédentarisés dans les villages alentour, où le climat ne permet ni l'élevage ni la culture : le tissage y est la ressource principale. Structure en coton, nouage plutôt asymétrique, dessins géométriques, et des couleurs végétales où dominent le rouge et le blanc crème.
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Ardabil est une ville de l'Azerbaïdjan oriental iranien, près de la mer Caspienne. Son nom est attaché à l'un des tapis les plus célèbres au monde, la pièce séfévide à médaillon conservée au Victoria and Albert Museum de Londres. Le nouage y est asymétrique et d'une forte densité, exécuté avec un crochet qui enroule la laine autour de la chaîne.
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Les Bakhtiar sont une ancienne population nomade de souche lori, établie au centre des monts Zagros en Iran. Leur tapis quadrille toute la surface en carrés, losanges ou octogones, chacun renfermant un motif végétal stylisé : c'est la composition dite du jardin persan. Nœud symétrique, laine épaisse, couleurs franches de bleu, rouge, jaune et vert.
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Bidjar est une ville du Kurdistan iranien, et son tapis porte un surnom dans le métier : le tapis de fer. Noué sur une double trame tassée très fortement, c'est le plus dense et le plus lourd des tapis persans, au point qu'il se roule au lieu de se plier. Décors séfévides interprétés de façon rigide et linéaire, couleurs éclatantes sur fond sombre.
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En persan, gabbeh veut dire brut. Ce sont les tapis des nomades ghashghaïs de la province du Fars, noués en pure laine de mouton filée à la main et teinte aux plantes et aux minéraux. Motifs volontairement simples et primitifs, et une épaisseur qui peut atteindre 2,5 cm : celle-là, on la sent sous le pied.
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Garadgeh est une région historique d'Iran dont les tapis reprennent le vocabulaire persan classique : médaillons centraux, motifs floraux, couleurs riches. Chacun porte ses propres variations de dessin et de nuances, il n'y en a pas deux identiques.
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Les Gashgaï sont un peuple de langue turque du Fars, la région de Chiraz au sud de l'Iran, d'où le surnom de Chiraz turcs. Leurs tapis se nouent sur des métiers horizontaux que l'on démonte pour se déplacer, ce qui explique des bords jamais tout à fait parallèles. Laine dense parfois mêlée de fibre de chèvre, losanges alignés au centre, petites figures animales stylisées autour.
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Le Ghoum, aussi écrit Qom, vient de la ville du même nom en Iran. Noué au nœud persan en soie ou en pure laine de mouton, il compte parmi les tapis les plus fins et les plus détaillés du pays : des mois, parfois des années de travail pour une seule pièce.
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Hamadan, dans l'ouest de l'Iran, donne son nom à la production de toute une région. Le nœud y est symétrique et la trame souvent formée d'un seul fil, ce qui donne une structure très compacte et une solidité reconnue. Médaillon central en losange ou en hexagone, bordures de motifs polygonaux, et des dominantes de bleu, de rouge, de noir et de rose.
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Hériz et ses villages voisins produisent des tapis de laine et de soie, avec une laine achetée et teintée à Tabriz. La structure est en coton, l'épaisseur généreuse et un peu irrégulière, et la pièce encaisse l'usure. Les anciens tirent vers le rouge brique et un rose obtenu à la garance, une tonalité inhabituelle qui fait leur charme.
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Les tapis Ispahan viennent de la ville du même nom, en Iran, dont le savoir-faire remonte à plusieurs siècles. Chaque nœud y est ajusté pour obtenir une surface lisse et régulière, un travail qui demande un temps considérable. C'est lui qui donne à ces pièces leur finesse et leur tenue dans le temps.
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Kashan, entre Qom et Ispahan, cultivait le mûrier et produisait une soie renommée : ses tapis de cour, tissés pour la manufacture royale du shah Abbas, mêlaient la laine aux fils d'or et d'argent. On y noue encore des pièces de pure soie, aux coloris doux incrustés sur un fond rouge grenat.
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Kashmar se trouve au bord du grand désert de sel, à 150 km au sud-ouest de Mashad. Ces tapis s'appelaient autrefois Turshiz ; ils ont pris le nom de la ville sous le règne de Reza Chah Pahlavi, quand les métiers traditionnels y ont été relancés. La production actuelle est solide et régulière.
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Mashad est le plus grand centre de tissage du nord-est de l'Iran, et une ville de culture depuis plus de mille ans. On y trouve des tapis de tous formats, y compris de très grandes pièces, les plus petites sortant des ateliers de la ville même. Le rouge domine, les autres couleurs servant aux ornements et à leurs contours, dans un registre discret.
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Les Moud viennent de la ville du même nom, dans la province du Khorassan en Iran, et sont noués au nœud persan, le plus précis et le plus durable. Laine et soie, motifs floraux, géométriques ou animaliers chargés de symboles : ce sont des tapis faits pour occuper le centre d'une pièce et y rester longtemps.
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Nadjafabad est une petite ville au sud-ouest d'Ispahan, dont la production reprend le dessin et les couleurs des tapis d'Ispahan. Médaillon central rond, écoinçons, volutes florales à plein champ, avec un procédé local qui souligne chaque motif d'un contour foncé pour lui donner du relief. C'est ce détail qui permet de le reconnaître d'un coup d'œil.
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Nahavand, dans la région de Malayer, doit son nom à l'artisanat des écuelles avant de le devoir à ses tapis. Nœud symétrique, chaîne de coton claire bien visible à l'envers, et un décor à médaillon stylisé où des rosettes reliées par des tiges droites couvrent un champ bleu ou rouge.
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Naïn est une petite ville à 150 km d'Ispahan où l'on ne noue des tapis que depuis 1930 : ses tisserands faisaient jusque-là des étoffes de soie pour les mollahs. Cette main passée par le tissu fin donne les tapis les plus finement noués d'Iran, reconnaissables aux contours de soie qui mettent les fleurs en relief et à leurs tons froids (bleu, noisette, crème).
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Roudbar est une région du Khorassan, en Iran, où le métier se transmet de génération en génération. Les pièces y sont nouées au nœud persan, brin par brin autour des fils de chaîne, ce qui permet des dessins détaillés et des contours nets. Laine ou laine et soie selon les pièces.
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Sarough est un village au nord de Sultanabad, en Iran, dont le nom a fini par désigner toute une famille de tapis produits dans la région. Très exportés en Occident au XXe siècle, ils y étaient recherchés pour la solidité de leur structure et leurs dégradés de nuances tendres. Structure en coton, nœuds asymétriques bien tassés, laine fine, et toujours un thème floral.
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Senneh, au cœur du Kurdistan iranien, a développé un style entièrement indépendant de la production kurde. Le travail y est d'une finesse rare, sur une structure de coton, et les petits motifs herati ou boteh s'y répètent en rangées régulières, une signature qu'on reconnaît sans hésiter.
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Shiraz, dans la province du Fars, ne tisse pas elle-même : elle donne son nom aux tapis des tribus nomades de sa région, les Gashgaï et les Khamseh, dont les styles se ressemblent au point qu'on les regroupe. Nœud asymétrique, un ou plusieurs losanges alignés au centre, et de petites figures stylisées autour, dont le morghi, la petite poule en persan.
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Tabriz fut la capitale de l'empire perse, et ses tapis portent la grande tradition florale inspirée des miniatures de son école de peinture. Leur laine, filée finement à la main par les femmes nomades de la région, donne une laine qui ne s'écrase pas : d'où leur résistance, et leur prix.
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Teffriche, aussi écrit Tafrech, est une région du Khorassan iranien. Les tapis y sont noués main au nœud persan, réputé pour sa précision, en laine et en soie. Les motifs empruntent au répertoire persan traditionnel, souvent inspiré de la nature.
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Les Turkaman viennent des tribus turkmènes d'Asie centrale et d'Iran. Ils sont noués au nœud turc, dit Ghiordes, qui leur donne leur robustesse, et couverts de motifs géométriques traditionnels porteurs de sens : protection, chance, spiritualité.
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Varamin est à une centaine de kilomètres au sud de Téhéran. Ce n'est pas un centre ancien, il date du XIXe siècle, mais il s'est fait un nom sur un dessin : le mina khani, motif floral ordonné en treillis sur tout le champ. La bordure porte des hérati stylisés, parfois transformés en motifs dits à tortues, sur des fonds de blanc, de rouge, de jaune et de bleu azur.
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